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Trois Coccinelles

Mauléon-Licharre (Pays Basque)

20 Octobre 2021, 13:58pm

Publié par Trois Coccinelles

La capitale de la Soule, Mauléon-Licharre, province du Pays Basque, se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Elle se divise en deux parties, de chaque coté de la rivière Saison, d'un coté la Bastide et la forteresse, de l'autre Licharre, le vieux bourg.

Elle était rattachée à la couronne Anglaise de 1261 jusqu’au milieu du 15è siècle. Son origine remonte donc à l’époque médiévale qui est liée directement à la forteresse jugée imprenable d’où le nom « Lion Redoutable » (Mau/léon). Quant à Licharre, le mot signifie en langue basque « frêne » rappelant ainsi la présence de forêts de frênes. Licharre était le siège de la juridiction de Soule depuis le Moyen Age également et la fusion entre Mauléon et Licharre a eu lieu en 1841.

 

 

 

 

Le château est bâti au sommet d'une colline dominant la ville devant la colline du Matalon (439 m). Il a la forme d'un pentagone orienté nord-est sud-ouest et permet un panorama magnifique.

 

 

 

 

Ce vieux château de Mauléon est devenu monument historique par arrêté du 4 mai 1925 et l'ensemble est site archéologique.

En descendant de la bastide de la haute ville – qui était au Moyen-Age carrefour de rencontres, foires et échanges – on peut emprunter la Rue de Bela où se tient aujourd’hui tous les mardis un marché aux Halles.

 

 

 

Au numéro 36 de la même rue se trouve La Chapelle Notre-Dame de la Haute-Ville de la fin du XIVè siècle. Les habitants de la bastide qui se plaignaient à l’époque que l’église paroissiale de Saint-Jean-de-Berraute était trop éloignée du bourg, ont obtenu l’autorisation de construire un second lieu de culte, au cœur de la bastide. Elle est dotée d'un clocher trinitaire typiquement souletin.

 

 

A droite et à gauche de la même rue, on peut admirer les belles maisons bourgeoise typiques pour la région.

 

 

 

 

En bas, on trouve au centre ville l’église Saint-Jean-Baptiste dont la construction a débutée en 1879. De style néogothique, elle fut en partie édifiée avec les pierres de l’ancienne église de Licharre. Son plan en croix latine se compose d’une nef à quatre travées et d’un chœur décoré en 1892.

 

 

 

 

En passant par la Mairie, on se dirige vers le Fronton avec à côté la Maison du Patrimoine qui héberge aujourd'hui l’Office de Tourisme.

 

 

 

 

Nous avons à notre gauche dans la rue du Jeu de Paume le Château d’Andurain, qui a été édifié fin du XVIè siècle, dont l’architecture est marquée par le style Renaissance : tuiles de bois en chêne, fenêtres à meneaux et frontons, lucarnes ouvragées et mascarons.

 

 

 

 

L’intérieur est richement décoré et meublé avec ses cheminées sculptées baroques.

 

 

 

Un secrétaire avec une statue d’Henri IV enfant ; puis un des beaux fauteuils et une chambre à coucher.

 

 

 

Nous avons pu visiter également les combles dont la charpente en triple carène de navire soutient un immense toit de bardeaux et d'ardoise. Cet ouvrage fut réalisé par des charpentiers spécialisés dans la marine. Le château fut classé aux monuments historiques en 1953.

 

 

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La fête du Maïs à Laâs (Béarn)

10 Octobre 2021, 14:52pm

Publié par Trois Coccinelles

Cela fait environ 9000 ans que la population du Mexique consomme du maïs. Il était la nourriture principale des peuples du centre de l’Amérique. Christophe Colomb et son équipage ont vu pour la premier fois du maïs à Cuba. Magellan a trouvé du maïs à Rio de Janeiro en 1520 et Jacques Cartier l’a découvert sur l’emplacement de la future ville de Montréal chez nos amis du Québec. Il a été introduit en Europe en 1493 et fut cultivé en France à partir du XVIIe siècle.

Le maïs est une plante monoïque. Ces dernières ont des fleurs de chaque sexe sur le même pied et n’ont donc pas besoin d’un pied mâle et d’un pied femelle pour se reproduire. C'est la céréale la plus cultivée dans le monde et dans les cultures mexicaines, le maïs est l’expression du soleil, du monde et de l’homme !

Il n’est donc pas étonnant que le maïs soit honoré et célébré entre-autre dans la Principauté de Laâs et ce depuis plus de 50 ans !

Cette année nous avons donc pu assister à nouveau sur le Laàs Vegas Boulevard au défilé des vieux tracteurs qui ont remplacé les bœufs ou les vaches qui tiraient jadis la charrue.

 

 

 

 

 

On pouvait y admirer les belles Béarnaises...

 

 

 

 

puis les vaches Casta de couleur châtaigne …

 

 

Un joli spectacle nous a été donné par une dizaine d’oies qui obéissaient sans entrave à leur chien de garde, dressé à merveille et qui ne les quittait pas des yeux.

 

 

 

 

Il ne manquait pas non plus la belle « Américaine » sur ce célèbre boulevard. Elles brillaient au soleil, donnant ainsi un petit air nostalgique.

 

 

 

 

Pour clore ce beau défilé, des danseurs nous ont fait une belle démonstration de la danse country - danse d’origine anglaise du XVIIᵉ siècle. Il y en avait dans le public qui auraient bien aimé de s’y joindre...

 

 

 

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Sauveterre-de-Béarn

27 Septembre 2021, 13:26pm

Publié par Trois Coccinelles

C'est au XIème siècle, aux confins du Béarn et du Pays Basque, que la cité médiévale Sauveterre fut conçue comme un lieu de sauvegarde - celui des sauvetés. Construite sur une butte surplombant le gave Oloron et grâce à ses impressionnantes fortifications, Sauveterre joua un rôle clé dans le maintien de la souveraineté du Béarn.

 

Nous débutons notre balade à partir de la Place Royale avec l'hôtel de ville du XVIème siècle, de style Renaissance et ancienne demeure des maquis de Nays, comtes de Salette".

Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn

C’est ici où ont lieu les marchés, les fêtes médiévales costumées et autres festivités.

 

 

Par beau temps, on peut voir la superbe chaîne des Pyrénées à partir de l'esplanade et en bas le gave Oloron.

A côté se trouve l’Église fortifiée Saint André du fin du XIIè et début du XIIIè siècle. Alors que la construction extérieure est du style roman, l'intérieur et plutôt du style gothique. Elle comprend trois nefs, une abside, deux modestes absidioles, un transept avec deux belles roses. Du fait de sa fortification, elle a amplement participé à la défense de la cité.

 

 

 

 

Voici la porte d’entrée destinée aux Cagots appelés aussi des « crestiaas »

 

 

En contrebas, se situe la Tour Monréal du XIIIe siècle. Ce bâtiment de plan rectangulaire (10,50 m sur 14,80 m) s'élève sur une hauteur actuelle de 37 m correspondant à quatre niveaux. Grâce aux réaménagements des points fortifiés du vicomte du Béarn, Gaston VII Moncade, Sauveterre devînt le quatrième pôle urbain de la vicomté avec Oloron, Orthez et Morlaàs.

Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn

Aujourd'hui, la Tour Monréal sert de musée et se consacre à l'histoire de la cité. Elle est monument historique depuis 1886 sous l'appellation "restes du château de Monréal". Son nom appartenait à la famille Monréal qui l'avait achetée au XIXe siècle pour la sauver de la destruction. Il a fallu enlever, sur 2 mètres de profondeur, des gravats de cette tour, puis mettre un toit ! La tour Monréal abrite à présent une magnifique maquette en pierre et en bois de la cité médiévale. Cette maquette a été réalisée par André Joseph Gastellu durant 10 ans et 15 000 heures.

Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn

En descendant l'escalier à côté de la tour, on arrive au Pont de la Légende, construit sous Gaston VII de Moncade au XIIIème et remanié sous Fébus au XIVème siècle. Il était jadis doté d'un pont-levis pour donner accès à l'île de la Glère et faisait partie de l'ensemble défensif de la ville. Une partie a été détruite par une violente crue en 1732. C'est ici qu'a eu lieu le jugement de la Reine Sancie, que l'on avait accusée d'être une suppôt de Satan suite à la naissance de son enfant mal formé. Ligotée et jetée depuis le pont, elle réapparut à la surface et fut acclamée innocente par la foule qui avait assisté au jugement de dieu!

 

A l'entrée du pont, à l'emplacement de l'hôtel actuel, était le vieil hôpital St. Jacques des pèlerins de Compostelle, près de la Maison du Sénéchal.

Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn

En face de Sauveterre se trouve l’île de Glère, ce mot béarnais désigne grève, une plage de gravier et de galets roulés par le Gave. Dès l’époque gallo-romaine, une voie de communication passait par Sauveterre. Un premier pont reliait l’île, un second franchissait le bras gauche du Gave d’Oloron. L’Île présente une grande valeur écologique avec les espèces végétales rares ou menacés de disparition. Elle est inscrite au réseau des Espaces Naturels Sensibles (E.N.S.) depuis octobre 2005.

 

 

 

 

 

De l’Île de Glère s’ouvre une belle vue sur la cité médiévale et sur les ruines de l’ancien château. Ce dernier se trouve sur la motte fortifiée appelée le « Touroun ». Sauveterre a été une des principales places de guerre de Gaston VII de Moncade en 1250. Ce château vicomtal a été réaménagé cent ans plus tard par Gaston Fébus. Il y avait une salle des gardes, un pont levis, au-dessus du fossé, reliant le château à la barbacane, une chapelle, des logements etc., puis une longue courtine le reliant à son donjon la « Tour Monréal »

 

 

 

Ensuite, on peut remonter et entrer dans la cité par la belle porte fortifiée du Datter. Les logements des gonds et les encoches qui recevaient la barre de fermeture sont toujours visibles. Elle a été classée monument historique en 1937.

 

 

 

L’Ancien Arsenal avec ses meurtrières ébrasées à l’intérieur et à l’extérieur se trouve à côté de la Porte du Datter.

 

 

Nous voilà dans la cité historique avec ses maisons typiques.

Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn

Non loin de là se trouve le Temple protestant, bâti en 1808, dans la rue qui porte son nom.

Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn

Puis le Pigeonnier de Coulomme dont la partie carrée du bâtiment a été construite vers 1640 par la famille de Coulomme, qui en est restée propriétaire jusqu'en 1763. Le mur Nord se confond avec le mur de fortification aux meurtrières ébrasées vers l'extérieur, semblables à celles du "Vieil Arsenal", l'eau du fossé coulait au pied de ce mur jusqu'en 1790.

Sauveterre-de-Béarn
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Villa Arnaga (Cambo-les-Bains) Pays Basque

11 Septembre 2021, 13:10pm

Publié par Trois Coccinelles

Qui ne connaît pas la tirade du nez de Cyrano de Bergerac, écrite par Edmond Rostand et majestueusement interprétée entre autres par Jean-Paul Belmondo et Gérard Depardieu :

«Ah! non! c'est un peu court, jeune homme!
On pouvait dire… Oh! Dieu! … bien des choses en somme…
En variant le ton, -par exemple, tenez
Agressif: «Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse!»
(…)»

L’écrivain, dramaturge, poète et essayiste français, Edmond Rostand, est né le 1er avril 1868 à Marseille et décédé le 2 décembre 1918 à Paris. Auteur de pièces de théâtres très connues, Edmond Rostand était venu à Cambo-les-Bains à l’automne 1900 pour soigner une pleurésie. Il y revient deux ans après pour s’y établir définitivement ! Après des semaines de recherches, il trouva enfin l’endroit parfait : un domaine sauvage se situant sur un éperon à la confluence de la Nive et d’un petit ruisseau. C’est ici qu’il réalisa avec des architectes innovants la construction de la maison de ses rêves !

 

 

 

L’intérieur est dessiné comme un somptueux décor de théâtre dont les pièces ont été commandées à des artistes renommés par Edmond et sa femme, la poétesse Rosemonde Gérard.

 

 

 

 

 

Cette magnifique demeure , avec ses 19 pièces, peut également se vanter de sa modernité des installations : électricité, eau chaude, hydrothérapie…

 

 

 

 

 

Alors que le jardin anglais penche vers la solitude et le recueillement, le jardin français va plutôt vers le faste et le luxe. Ici, dans ce parc de 15 hectares, est crée un nouveau fleurissement chaque année s’inspirant des tableaux de la maison.

 

 

 

avec ses pergolas, son canal, ses jets d’eau

 

 

 

Notre visite se termine par l’atelier mécanique, les écuries avec huit boxes de chevaux

 

 

 

 

Arnaga est classé « Monument historique », labellisé « Jardin Remarquable », « Arbres remarquables » et « Maisons des Illustres ». Depuis 1961, la Villa a été transformée en musée par sa propriétaire : la Commune de Cambo-les-Bains.

 

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Araujuzon

3 Septembre 2021, 12:15pm

Publié par Trois Coccinelles

Araujuzon se situe entre Sauveterre-de-Béarn et Navarrenx dans les Pyrénées Atlantiques.

 

Ce joli village est traversé par le gave d’Oloron, le Lausset et le ruisseau de la Mousquère, il possède également trois ponts sur le Lausset.

Le plus ancien : le Pont vieux avec trois arches, construit en pierres de taille, se situe sur l’ancien chemin royal. C’est ici où le carrosse de l’impératrice Eugénie s’était arrêté à cause d’une roue cassée. Les villageois n’ont alors pas hésité de lui venir en aide et pour les en remercier, elle leur offrit un superbe ostensoir, qui est devenu la fierté du village.

 

 

 

On trouve toujours les vestiges de deux moulins à grains et un moulin « mécanique » construits sur le Lausset au 14e siècle. Un moulin est toujours en activité pour produire l’électricité.

 

Voici le vestige de la gare de la ligne ferroviaire Oloron – Sauveterre qui passait par Araujuzon à partir du 7 décembre 1901. C’était un petit train avec une locomotive à vapeur hurlante tirant 3 ou 4 wagons de première et deuxième classe ! A cette époque, on n’était pas pressé. En roulant de 15 à 20 km/h, on pouvait admirer un paysage poétique et pittoresque en traversant la campagne entre collines et vallées. Aussi fallait-il prévenir le mécanicien si on voulait monter dans le train ou en descendre. Cela créait forcément des liens que l’on ne peut trouver que rarement aujourd’hui.

 

 

L’ancienne église romane Saint Martin a été rénovée par l’ajout de la chapelle au XVIIIe siècle et d’un nouveau clocher en 1850.

 

 

 

Ce village figurait parmi des communautés protestantes les plus actives et l’église devînt temple par la proclamation du protestantisme de Jeanne d’Albret en 1571. Lorsque l’église redevint catholique à la suite de l’Édit de Nantes, la communauté protestante n’avait de ce fait plus de lieu de culte. Sa demande de construction de temple fut réalisée seulement en 1621 à côté de l’église Saint Martin. Ce bâtiment sert aujourd’hui d’habitation.

 

La lessive se faisait jadis au bord des rivières, des ruisseaux, sur une pierre inclinée ou une simple planche dans les lavoirs. On disait alors « faire la buée » et on faisait celle-ci à l’aide de cristaux de soude, de suif de bœuf et d’eau. L’ancien lavoir d’Araujuzon, à la sortie du village, était alimenté par une source naturelle.

 

 

Depuis avril 2011, Araujuzon peut afficher à l’entrée de la commune le panneau «Notre village, terre d’avenir». Ceci grâce à son plan d’action pour le XXIe siècle conjuguant «l’épanouissement de la personne et le développement durable de la collectivité».

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Musée Serbat de Laàs (Béarn)

5 Juillet 2021, 10:07am

Publié par Trois Coccinelles

Le Musée Serbat, qui se trouve dans le très beau village fleurie de Laàs, offre pendant l’été des visites « privilèges » très agréables et enrichissantes.

Ce sont Louis Serbat, diplômé de l'école des Chartres en tant qu'archiviste paléographe, et son épouse, Madeleine Piscator de Vaufreland, qui ont acquis le domaine du château de Laàs en 1946. Ils étaient les derniers propriétaires de cette gentilhommière du XVIIe siècle, qui appartient depuis 1981 au Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques.

Ces collectionneurs passionnés, qu'étaient les époux Serbats, se sont d'abord installés dans les dépendances pour pouvoir reconstruire et meubler le château et ses appartements.

 

 

 

Leurs efforts sont une véritable réussite ! Le château, devenu musée depuis leur décès, n'a pas de barrière. Madeleine et Louis Serbat souhaitaient que le public soit accueilli comme des hôtes et non comme des simples visiteurs. On peut y admirer des tableaux de maîtres, des tapisseries, réalisées par les manufactures royales des Gobelins et d'Abusso, les arts de table avec la mise en scène des œuvres des orfèvres, des manufactures de porcelaine de Sèvres, de Paris et de Tournai ainsi que des cristalleries de Saint-Louis et Baccarat.

 

La cuisine

 

Salle à manger

 

 

Salon de musique

 

 

bibliothèque

 

chambre à coucher

 

 

tapisseries

 

On peut également se promener dans le parc de 12 ha qui offre aux visiteurs plusieurs jardins paysagers. Il y a notamment les jardins à l'anglaise, à la française, à l'italienne, les sentiers romantiques, les jardins exotiques puis le verger et le potager conservatoires. Pour terminer la visite, les hôtes offrent un chocolat bien chaud dans l’orangerie.

 

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Orion et l’Hôpital d’Orion (Béarn)

20 Juin 2021, 15:10pm

Publié par Trois Coccinelles

Nous vous proposons aujourd’hui une petite balade dans les villages d’Orion et de l’Hôpital d’Orion, séparés entre-eux de quelques kilomètres, dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Orion est situé à 11 km au sud-ouest d’Orthez et traversé principalement par la rivière le Saleys et le ruisseau de Beigmau. Durant la Seconde Guerre mondiale, le village, se trouvant sur la ligne de démarcation, a servi de base du Réseau de renseignement de la résistance intérieure française.

 

 

 

Le plus important à Orion est sans aucun doute son château, un bâtiment du XVIIè siècle. Il s’agissait alors d’une abbaye laïque dont les propriétaires étaient la famille de Casamajor jusqu’à la Révolution française. D’autres propriétaires se sont succédés jusqu’en 2003, l’année où le château a été racheté par la famille Premauer, d’origine allemande. Après un accueil très chaleureux, nous avons pu ressentir, grâce aux meubles, tableaux et autres objets présents, l’historique que dégagent les murs et ces objets. Un vrai havre de paix, avec une vue magnifique sur la chaîne des Pyrénées.

 

 

Ce château est devenu une maison d’hôtes dans le cadre de l’amitié franco-allemande où l’on organise aujourd’hui des rencontres culturelles avec des conférences, des concerts etc. D’autres festivités y sont également possibles que vous pouvez découvrir ici : https://www.chateau-orion.fr

 

 

 

 

Il y a aussi la petite église Staint-Jacques-le-Majeur à côté qui ajoute à l’atmosphère d’autrefois. On peut même monter en haut de la tour pour contempler le paysage…

 

 

 

 

Comme indiqué plus haut, l’hôpital d’Orion n’est qu’a quelques kilomètres du château. On y est accueilli par un pèlerin qui ressemble comme un frère à un des pèlerins de Navarrenx.

 

 

Sur la voie de Vézelay vers Saint-Jacques-de-Compostelle, son regard est dirigé sur la petite église Sainte-Marie-Madeleine et son cimetière.

 

 

 

 

C’est à l’hôpital d’Orion que le prince Gaston III de Foix-Béarn, Fébus, écrivain et poète, est décédé le 1er août 1391 après une journée de chasse à l’ours. Il ne reste plus rien de l’hôpital. Le village de l’Hôpital-d’Orion est né du sanctuaire. Il s’est développé sur la rive opposée du Saleys.

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Espelette (Pays Basque)

28 Janvier 2021, 16:06pm

Publié par Trois Coccinelles

La commune Espelette se trouve dans la province basque du Labourd à 10 km de la frontière espagnole. Le nom de la commune vient des barons d’Espeleta, propiétaires pendant plusieurs années du territoire. Ce sont eux qui ont fait construire en l’an 1000 le château-forteresse, flanqué de 5 tours, pour surveiller leur bien. La dernière baronne fut Juliana Henriquez, morte en 1694 sans descendance, qui légua le château aux habitants d’Espelette. A présent, il n’y reste qu’une tour et un pan de l’enceinte. Il abrite aujourd’hui le Bureau d’Accueil Touristique, la Mairie et des expositions temporaires.

 

 

 

 

Le village d’Espelette, construit dans un style typiquement basque, est surtout connu dans le monde entier grâce à la culture d’une épice venant du Mexique : le piment d’Espelette. Il est cultivé depuis 1650 et on peut trouver à chaque coin de rue, sur les façades des maisons et des balcons les cordes et guirlandes de piments en train de sécher. Le dernier week-end d’octobre a lieu normalement la fête du piment à Espelette.

 

 

 

 

L'église St Étienne date du XVIIe siècle située en bas du village se trouve également sur le chemin de Compostelle. Elle est typique du Labourd avec son aspect de forteresse et son clocher-porche tel qu’un donjon. Son portail renaissance s’ouvre vers l’intérieur qui comporte trois étages de galeries et un retable baroque en bois doré du XVIIIe siècle. Elle fut inscrite aux monuments historiques en 1925 et un cimetière de stèles discoïdales entoure l’ensemble.

 

 

 

 

 

A quelques pas de l’église St. Étienne coule le ruisseau Latsa qui traverse le bassin versant de l’Adour des Pyrénées-Atlantiques.

 


 

 

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Château d’Urtubie (Pays Basque)

15 Janvier 2021, 11:41am

Publié par Trois Coccinelles

C’est sur la commune d’Urrugne que se situe ce château fortifié qui a été reconstruit sur les ruines d’un ancien château féodal de 1341 dont la construction avait été autorisée par Édouard III d’Angleterre, duc d’Aquitaine à l’époque. Le second château et le domaine ont fait l’objet d’importants aménagements et agrandissements après avoir été érigé en 1654 en vicomté par Louis XIV. Ces travaux se sont terminés en 1743 et l’intérieur a été meublé et décoré avec élégance. Des rois et personnages illustres ont séjourné ici et aujourd’hui, le château fait partie des Monuments Historiques.

 

 

Voici l’entrée du château avec ses tours coiffées de dômes en forme de casque à pointe.

 

 

 

 

A l’extérieur se trouve la chapelle du XVIIe siècle,

 

 

et également le bureau de l’herboriste du XIXe siècle. Le bureau servait au départ de salle de bains. Après avoir été transféré à l’intérieur du château en 1912, cette pièce est devenue alors le bureau de l’herboriste.

 

 

Le domaine dispose d’un parc à l’anglaise, très fleuri en été, de 6 hectares où on peut se promener à sa guise.

 

 

L’orangerie du XVIIIe siècle.

Il y a toujours eu dans les châteaux des personnes cultivant et connaissant bien les plantes médicinales, souvent des religieux. C’est ainsi qu’autrefois les habitants d’Urrugne se rendaient à Urtubie pour se faire soigner.

 

Une grande partie de l’orangerie est consacrée à l’abbesse allemande du 12e siècle, Hildegarde de Bingen, naturaliste et médecin, qui est considérée aujourd’hui comme la première phytothérapeute moderne.

 

Entre autre, on peut y lire un extrait de sa philosophie thérapeutique qu’elle a défini comme suit :

 

Il faut soigner le malade et non la maladie. Comme dans la médecine chinoise et tibétaine, le médecin adapte un remède à chaque patient suivant le caractère de chacun. Selon la conception d’Aristote, Hildegarde Bingen considère que nous sommes gouvernés par quatre humeurs : le chaud, le froid, le sec, l’humide. Dans la nature, tous les êtres vivants sont ainsi composés, mais avec une répartition différente des humeurs. Il s’agit de rééquilibrer chaque être pour le guérir grâce aux éléments subtils contenus dans les plantes, les arbres, les minéraux, les animaux, les oiseaux, les poissons… La valeur subtile des éléments, c’est celle qui se cache derrière les apparences et qui est révélée dans les écrits d’Hildegarde Bingen.

 

 

 

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Urrugne (Pays Basque)

29 Décembre 2020, 16:08pm

Publié par Trois Coccinelles

Comme indiqué précédemment, Urrugne regroupait autrefois les communes d’Hendaye, de Ciboure et de Biriatou dans le département des Pyrénées Atlantiques. La commune d’Urrugne s’étend sur plus de 5000 hectars et offre une grande diversité de paysages grâce à sa situation exceptionnelle entre une corniche de hautes falaises sauvages et l’extrémité de la chaîne des Pyrénées.

 

 

 

Jusqu’au 7 novembre 1659, date à laquelle fut signé le traité des Pyrénées entre le roi de France, Louis XIV, et le roi d’Espagne, Felipe IV, de nombreuses guerres ont eu lieu entre ces deux pays et Urrugne a subi de sévères affrontements. Malheureusement, ce traité n’a pas pu empêcher d’autres guerres qui se sont déclenchées par la suite.

 

Le Fort de Socoa se situe entre Ciboure et Urrugne. Il a été construit sous Louis XIII d’après les plans de Vauban en 1681. Ses plages de sable fin sont magnifiques et il surveille un petit port d’embarcations et une importante base nautique.

 

 

 

 

Le site naturel, la Corniche Basque, s’étend sur une dizaine de kilomètres où falaises et criques se succèdent. Une partie de 6 kilomètres appartient à Urrugne. On peut s’y promener et découvrir sur son sentier du littoral ses hautes falaises de flysch et des panoramas superbes qu’offre l’océan. Pour les adeptes du surf, la fameuse vague Belharra est incontournable. Elle se forme à l’automne et en hiver au large de la Corniche et peut atteindre 10 voire 15 mètres de hauteur. Elle est l’unique vague géante de toute l’Europe et doit son nom à l’éperon rocheux le Belharra Perdun, qui lui permet de se former.

 

 

 

 

Au bourg se trouve l’Hôtel de Ville dans une maison aux couleurs du Pays Basque sur la place du même nom.

 

 

Autrefois, il fallait 13 jours de coche pour rejoindre Paris et c’était Urrugne qui était l’un des premiers relais officiels. La maison Posta servait depuis 1584 de relais de poste - l’endroit où on échangeait les chevaux de la diligence « malle-poste ». Aujourd’hui c’est l’Office de Tourisme qui occupe cette maison.

 

 

L’église Saint-Vincent, de style Renaissance, a été construite au Xe siècle et suite à un incendie, elle a été rénovée au XVIe siècle. Son clocher porche est haut de 45 mètres et elle possède 3 étages de galeries destinées uniquement aux hommes. Son orgue datant de 1864 a été remplace en 2009. L’église est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1925.

 

 

 

 

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